Résumé du livre

Ce livre est une autobiographie. L’autrice  commence par raconter son enfance, protégée durant la deuxième guerre mondiale dans la Provence profonde où elle connait les joies d’une vie libre au grand air. Elle aime déjà les études et sa jeune vie est centrée sur une école communale où elle apprend à travailler. Elle a la chance d’être guidée par des institutrices compétentes et désintéressées. Elle vit, dans un petit village du Var, les années d’occupation, puis la libération, au milieu des chèvres, des lapins, de la garigue et des cigales. Elle y apprend les bases de ce qui allait être son existence future et raconte des anecdotes à la façon de Marcel Pagnol.

Elle poursuit  ses études secondaires à Nice, sa ville natale et à Menton qui n’est alors qu’une petite ville côtière dévastée par les obus mais peu à peu reconstruite. Elle séjourne souvent dans la propriété de ses grands parents à Golfe Juan et relie Menton, Nice, Antibes, Vallauris et autres villes côtières  sur sa bicyclette ce qui lui assure une solide musculature qu’elle gardera  toute sa vie car le sport y tient une grande place. Elle n’oublie pas de visiter ses grands tantes à Nice dont certaines ont toujours une place dans son cœur. Elle rencontre  ses nombreux cousins et elle retrouvera les plus jeunes beaucoup plus tard à l’occasion de biens communs laissés par leur grand père. C’est toutefois  vers l’âge de 10 ans qu’elle décide d’être médecin, suivant l’exemple de ses oncles, séduite par son médecin de famille et poussée par un idéal d’altruisme.

Elle quitte sa famille, une fois terminées ses études secondaires, et part à Marseille s’inscrire à la faculté des sciences puis à la faculté de médecine. Elle raconte des anecdotes qui se passent dans ces deux universités et dans les hôpitaux qui deviendront très vite sa deuxième famille. Elle fait participer le lecteur aux efforts et aux joies de ces cinq années qui doivent être réussies sans bavure sous peine de tout perdre, même en quatrième année. Elles comprennent chacune un  énorme programme d’anatomie, de physiologie, de pathologie et de tant d’autres discilines, en  particulier les deux premières. Ses compagnons d’études tiennent une grande place dans son quotidien car c’est en s’épaulant les uns les autres qu’ils arrivent à bout de ces longues et difficiles épreuves, en particulier pour passer les concours qui devraient faire d’eux des praticiens complets.

Elle part à Paris pour y passer les cliniques, résumé de ses six années d’études, et trouve miraculeusement, dès son arrivée, une place d’interne dans un service de chirurgie.  Elle bénéficie d’emblée de l’appui, de la sympathie et de l’estime de chirurgiens adroits et compétents. Elle apprend la dure loi du personnel des hôpitaux en assurant les urgences, en soignant les blessés à toute heure du jour et de la nuit avec une équipe dévouée et infatigable. Elle peut en même temps pratiquer la médecine de ville, celle de médecin de famille. La vie en communauté lui plait et elle passe les meilleures années de sa vie de médecin en compagnie de collègues et amis à qui elle restera fidèle. Elle en retrouvera certains plus tard, au hasard des circonstances, toujours avec un plaisir réciproque, même à son retour dans son Sud natal.

Elle parle abondamment d’un père aimant et généreux, en fait un portrait dense et émaillé d’anecdotes pittoresques. On  sent la profonde entente qu’il y avait entre eux, sa tendresse filiale et sa reconnaissance pour  celui qui n’a jamais cessé de la soutenir, de penser à organiser au mieux pour elle ce qu’elle trouvera après lui, une fois disparu. Elle souligne sa parfaite honnêteté, sa façon toute personnelle de prendre sur lui toute la misère humaine. Elle rend aussi hommage à ses grands pères qu’elle a connus à la fin de leur vie, admirant leur force de travail, leur acharnement à bâtir et planter à leur âge …

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